Suite Noire
Vitrage à la corde
Diffusé sur France 2
le 19 juillet à 22h50
AUTEUR : Colin Thibert
REALSATEUR : Laurent BOUHNIK
ACTEURS PRINCIPAUX : Jackie BERROYER, Manuel BLANC
Bande annonce
Bande annonce
Extraits livre
Extrait 1
C’est un bonheur de piloter le 4x4 dans ces virages rapprochés. Il colle littéralement à l’asphalte, sans à-coups, tout en souplesse. Une trajectoire parfaite. Merci, l’ESP ! Comme Bérangère semble profondément endormie, j’en profite pour forcer l’allure, pour déchaîner toute la puissance de la bête… Soudain, au sortir d’un virage à angle droit, je me retrouve littéralement au cul d’une bagnole, une toute petite, poussive et mal éclairée. Freiner trop brutalement sur une chaussée aussi mouillée nous précipiterait dans le décor. Je rétrograde vigoureusement sans, toutefois, pouvoir empêcher l’avant du Cayenne de percuter l’autre véhicule. De l’intérieur du 4x4, le choc est à peine perceptible, mais propulsée en avant, la minuscule voiture quitte la route et s’abîme dans le fossé avec un vilain bruit de tôle et de verre explosés. Merde, merde, et merde !
Extrait 2
Il faut que je descende dans ce fossé, que j’aille voir si je peux faire quelque chose pour cette femme. Peut-être simplement la tirer de là au cas où la voiture prendrait feu. Non. Elle serait déjà en train de cramer. Appeler les secours. Voilà la seule attitude efficace dans l’immédiat. Mon portable est resté dans le Cayenne. Je suis sur le point de retourner le chercher quand je prends conscience que je me suis foutu dans une sacrée merde avec cet accident !
Extrait 3
Tout commençait à baigner dans ma vie, et il faut qu’une connasse vienne se foutre en travers de ma route avec sa Panda minable ! Je les entends d’ici, les gens ! Je suis le mec au gros 4x4, j’ai forcément tort, je suis un salaud ! J’ai déjà pu observer que les belles voitures, les voitures chères comme la mienne, suscitent des réactions hostiles parce que tout le monde rêve de se les offrir et que très peu en ont les moyens. Alors si l’occasion se présente de lyncher le nanti qui roule en Cayenne, ils ne vont pas s’en priver !
Extrait 4
— Tu n’as rien à craindre de moi, Bérangère ! Mais je comprends ton attitude. C’est un simple malentendu. Tu verras, quand la police sera là, tu envisageras les choses sous un autre angle. Je souris, d’un bon sourire franc, en débitant mon boniment. Je n’ai pas perdu mes réflexes de vendeur : ne pas cesser de parler, capter l’attention de l’auditeur, l’amener en douceur à acheter votre camelote, quelle qu’elle soit. Vendre des fenêtres ou sauver sa peau, en fin de compte, c’est pareil. C’est la sincérité qui compte : avoir toujours l’air de croire aux conneries qu’on débite. Voyez en politique.
Extrait 5
La nuit est tombée quand je reviens au Range, le corps de la gamine sur l’épaule. Elle ne pèse rien. Je prends la pelle de camping dans le coffre et je creuse une tombe plus que sommaire au pied des noisetiers. J’y dépose le cadavre et l’arme du crime, exactement comme je l’ai fait pour Bérangère. Je recouvre le tout de pelletées de terre hâtives : pour la réussite de mon plan, il importe qu’on trouve rapidement le cadavre. Puis je me rends au hameau de La Musaraigne, distant d’une dizaine de kilomètres, chez un certain monsieur Lachaume auquel nous avons changé toutes ses fenêtres quelques mois auparavant. Il ne sera pas surpris de me voir débarquer, je passe de temps à autre chez le client m’assurer que nos produits donnent toujours satisfaction. Une marque de sérieux très appréciée. Excellent pour l’image de la boîte. J’ai choisi monsieur Lachaume pour deux raisons : il justifie ma présence dans le secteur et il est totalement gâteux. Il sera incapable de se rappeler l’heure exacte à laquelle je suis arrivé. Surtout après un ou deux verres de l’infâme prunelle qu’il s’obstine à offrir à ses visiteurs. Au retour, je me débarrasse du chapeau dans un container à ordures, du blouson dans un autre, et je balance la pelle dans un ravin profond. De toute façon, elle ne porte aucune empreinte. Quand je rentre à la maison, Valérie est devant la télé. Habituée à me voir rentrer tard, elle ne me pose aucune question. Je suis affamé et je fais honneur au repas qu’elle met à réchauffer dans le micro-ondes. J’éprouve un soulagement intense à l’idée que ce crime est le dernier, que je n’aurai plus à tuer.
Photos
Photomontages
Photo montage
Photo montage
Photo montage
Photos
Jackie Berroyer et Manuel Blanc (photo de Agora films)
Jackie Berroyer et Philippe Duquesne (photo de Martial Lorcet)
Manuel Blanc (photo de Martial Lorcet)
Manuel Blanc (photo de Martial Lorcet)
Manuel Blanc (photo de Jérôme Plon)
Manuel Blanc (photo de Jérôme Plon)
Manuel Blanc (photo de Agora Films)
Manuel Blanc (photo de Agora Films)
Manuel Blanc (photo de Agora Films)
Manuel Blanc (photo de Martial Lorcet)
Manuel Blanc (photo de Agora Films)
Manuel Blanc (photo de Agora Films)
Manuel Blanc et Jean-François Gallotte (photo de Agora Films)
Manuel Blanc et Marie Lorna Vaconsin (photo de Agora Films)
Manuel Blanc et Moon Daily (photo de Argora Films)
Manuel Blanc et Philippe Duquesne (photo de Agora Films)
Manuel Blanc et Philippe Duquesne (photo de Agora Films)
Entretiens
B. Naceri - L'adaptation
B. Naceri - L'arnaque
B. Naceri - L'engrenage
B. Naceri - L'humour
B. Naceri - La manipulation
B. Naceri - Le sexe
M. Blanc - Direction acteur
M. Blanc - Son rôle
M. Blanc - Laurent Bouhnik
M. Blanc - Tuer
M. Blanc - La violence
Extraits film
Accident
Michel Muller
Making of
Après la pluie
Jamais assez prudent
Résumé
Résumé
Des sept péchés capitaux, aucun ne condamne le travail. Il n’y a aucun interdit dans les dix commandements concernant le boulot. Et pourtant « Tu ne tueras point » est dans le listing. Mais comme le dit Gabriel, il faut parfois donner du sien pour arriver à ses fins. D’accord, Gabriel n’est pas un ange. C’est même un type sacrément buté, prêt à toute extrémité pour garder son joli train de vie. À la suite d’un malheureux accident de voiture où une jeune femme périt brûlée vive, Gabriel se débat pour éviter qu’on ne l’accuse du forfait. Manque de chance, à chaque fois qu’il essaye de bien agir, il faut que les événements se chargent de lui fourguer un cadavre. À force, il sympathise avec la mort,il s’en fait une bonne copine. Et depuis, Gabriel récidive, il trucide à tour de bras. Il n’est pas avare dans l’effort pour garder sa dulcinée, et éviter un long séjour à l’ombre. Mais un flic à la patte folle traîne constamment dans ses jambes et semble bien décidé à le coincer. Pour peu qu’un tueur en série se mêle de la partie, et le pauvre Gabriel va se sentir passablement dépassé par ce qui risque d’arriver.
