Suite Noire
On achève bien les disc-jockeys
Diffusé sur France 2
le 05 juillet à 22h50
On ne dîne pas avec le diable,même avec une longue cuillère. Quand Manu est recruté pardes flics tordus pour infiltrer une radio libertaire et remonter la piste d’un gang de braqueurs particulièrement dangereux, il met le doigt dans un engrenage qui va le happer tout entier.Surtout quand la piste passe par l’animatrice d’une émission destinée aux taulards et que Manu en tombe amoureux. Pas si simple d’être une balance, même quand c’est pour l’amour d’un fils.
Tirez sur le caviste
Diffusé sur France 2
le 12 juillet à 22h50
Rencontre improbable entre un vigneron fou de gastronomie et une jeune fille marginale et rebelle qu’il engage comme cuisinière. Confrontation de deux monstres, dont chacun ignore ce que dissimule l’autre... Tandis qu’avec sa copine, elle essaie de financer un restaurant en faisant des casses, lui se débarrasse de sa femme qui rate un céleri rémoulade. À travers les vignes de Monbazillac, se met en place un jeu de chat et de souris où, sous le regard d’un ouvrier agricole un peu benêt, de scènes de gastronomie en scènes de meurtres, le jeu sera souvent incertain.
Vitrage à la corde
Diffusé sur France 2
le 19 juillet à 22h50
Des sept péchés capitaux, aucun ne condamne le travail. Il n’y a aucun interdit dans les dix commandements concernant le boulot. Et pourtant « Tu ne tueras point » est dans le listing. Mais comme le dit Gabriel, il faut parfois donner du sien pour arriver à ses fins. D’accord, Gabriel n’est pas un ange. C’est même un type sacrément buté,prêt à toute extrémité pour garder son joli train de vie. À la suite d’un malheureux accident de voiture où une jeune femme périt brûlée vive, Gabriel se débat pour éviter qu’on ne l’accuse du forfait. Manque de chance, à chaque fois qu’il essaye de bien agir, il faut que les événements se chargent de lui fourguer un cadavre. À force, il sympathise avec la mort, il s’en fait une bonne copine. Et depuis, Gabriel récidive, il trucide à tour de bras. Il n’est pas avare dans l’effort pour garder sa dulcinée, et éviter un long séjour à l’ombre. Mais un flic à la patte folle traîne constamment dans ses jambes et semble bien décidé à le coincer. Pour peu qu’un tueur en série se mêle de la partie, et le pauvre Gabriel va se sentir passablement dépassé par ce qui risque d’arriver.
Quand la ville mord
Diffusé sur France 2
le 26 juillet à 22h50
Sara, une jeune Congolaise, débarque à Roissy. Elle arrive de Brazza avec Zina sa cousine. Sara est une artiste en herbe, elle peint, elle dessine. Elle révère Jean-Michel Basquiat, premier peintre noir mondialement célèbre. Trois mois plus tard… Trois mois passés sur un grabat à enchaîner les passes pour le bénéfice d’Omar et Brigitte. Sara va trouver Tramson, un ancien éducateur de rue. Il lui promet de l’aider à sortir de là quand elle aura tout remboursé. Il est un peu amoureux d’elle, elle l’aime bien. Le jour de Noël, Sara trouve sa cousine morte, leurs économies envolées. Omar l’a tabassée à mort. Sara explose. Elle le piste armée d’un tournevis aiguisé comme un poinçon et le tue d’un coup en plein coeur. Mais Brigitte l’a vue et met sa tête à prix. Avec l’aide de Tramson, Sara trouve refuge dans un squat d’artistes. Mais les hommes de main de Brigitte la pistent.
La musique de papa
Diffusé sur France 2
le 02 Août à 22h50
Quand un fils échappe à tout contrôle, faisant payer à une mère psychorigide et un père producteur de musique dans la débine, une séparation qui l’a mis en danger, que lui reste-t-il pour laisser passer la sainte et belle fureur de l’adolescence ? Comme toujours : le rock’n roll, « qui brûle les graisses superflues, celles qui asphyxient le cerveau. » Passion commune du père et du fils. Le père reprend alors espoir, même s’il sait à l’avance que cette musique se joue obligatoirement avec l’énergie du désespoir. Accompagné de sa maîtresse pourvoyeuse de médocs et d’une attachée de presse un peu foldingue, il replonge dans l’univers des studios du temps de sa splendeur et des concerts survoltés. Les liens du fils et du père vont alors se nouer et se tendre sous le signe de la noirceur.
Le débarcadère des anges
Diffusé sur France 2
le 9 août à 22h50
Pour sa première enquête, Corbucci, détective privé d’origine corse et ivoirienne, n’a pas choisi la facilité ni fait dans la dentelle. Pour les beaux yeux d’une blonde genevoise craquante, il s’en prend à une combine monstrueuse mise en place par le réseau des toutes-puissantes cliniques de chirurgie esthétique de Marseille. Officines cyniques arrosant rien moins que la police, les politiques et les mafieux. Ce qui fait, pour un début dans la profession, beaucoup d’ennemis à la fois. Heureusement un vieux flic pas corrompu le suit à la trace, et réussit tout juste à négocier une sortie de crise. Il ne sera que roué de coups...
La reine des connes
Diffusé sur France 2
le 16 août à 22h50
La première fois qu’Emmanuel(le) Cyprien a sauté dans le vide, il avait 7 ans. La seconde fois, c’était il y a quelques secondes… pas vraiment un suicide ce coup-ci mais encore un ratage... conséquence pathétique d’une malchance qui s’acharnait contre lui depuis toujours. Tout ça parce qu’il voulait changer de sexe ! Pourtant, une fois en fille la chance aurait pu tourner, et l’occasion paraissait bonne, un coup facile... Au revoir la dépendance aux parents bourgeois et coincés ! Grâce à son amoureux de coeur et à ses amis, il allait pouvoir doubler son capital, se payer l’aller retour à Bangkok, s’offrir la pénectomie et le remodelage du fessier ! Quoique, en matière de saut comme ailleurs, jamais deux sans trois !
Envoyez la fracture !
Diffusé sur France 2
le 23 août à 22h50
Même une innocente et rassurante marmite risque d’exploser, si on laisse le feu dessous. Ce même feu qui chauffe peu à peu les fondements d’Ambroise Fridelance, illustrateur raté, spécialisé dans les couvertures de romans à deux sous, gentil, sérieux et pusillanime jeune homme, affublé d’une épouse pragmatique et d’un employeur indélicat. Ambroise qui pense se remettre à flots en vendant un familial mais inestimable tabouret design et qui met le doigt dans l’engrenage des ventes aux enchères. Pas que le doigt ! Dans les milieux des marchands d’Art, du bondage SM aux maléfices africains, sa vengeance sera terrible… Et à propos de feu, celui de l’enfer n’est pas loin…
Le Linceul n'est pas qu'aux moches
On ne devrait pas laisser deux flics vivre ensemble. Ça prête à confusion (et à combustion). On ne devrait pas refiler une petite vieille fragile à un gros macho et à un long flandrin. On ne devrait jamais faire confiance à des machines-outils. On ne devrait pas oublier que les mères-grand ont une cervelle sous le chapeau à fleurs et plus d’un tour dans le sac à main.
Le Petit Bluff de l’alcootest
Parce qu’un pépé, une nuit, ramassé par les gendarmes avec plus de 2 grammes dans le sang, raconte que ce sont des satanistes qui lui ont fait avaler tout cet alcool, Armand, grand rocker devant l’éternel, correspondant local d’un quotidien breton, se lance, avec un sens inné du binaire, dans une enquête aussi absurde que dérisoire. C’est qu’il s’en passe, des évènements, dans cette contrée oubliée par le mouvement général. Armand va apprendre, à ses dépens, qu’on ne s’improvise pas détective, et qu’il y a loin du poireau au Poirot.
Ze big slip
« Ca se passe à Paris le samedi 18 mars 2006, jour de manif et de tournoi des cinq Nations. Tout est réel : la date, les lieux. Moi-même je suis aussi réel que possible et pourtant comme nous tous désormais je suis devenu incapable de dire ou d’écrire la réalité : j’évolue comme une algue pensante dans un monde qui a la consistance d’un fantasme. Pour aller de Montsouris au Lutécia, je passe par Sainte-Anne, La Santé et Cochin, c’est-à-dire la folie, la prison et la mort, pour déboucher sur une foule de jeunes en colère avec le grand pistolet que mon fils m’a demandé de lui apporter dans la cadre de son intérim, et un bébé mort dans un sac Adidas. Je ne sais pas où vont ces enfants et le mien en particulier, mais après tout, j’y vais aussi… »
Sur un air de Navarro
Parce qu’il n’a pas de préservatifs, le commissaire Bentch laisse la belle Clara et part en acheter. Quand il revient, elle est morte, tuée avec son arme de service. Accusé du meurtre, poursuivi par ses propres équipiers comme par le tueur, il mène son enquête à un rythme d’enfer jusqu’à le déclencher : l’Enfer. Lectrices, lecteurs, ne manquez jamais de préservatifs.
La Déposition du tireur caché
Depuis l’attentat contre le président John Fitzgerald Kennedy à Dallas (Texas, USA, 1963), le plus difficile n’est pas tant de trouver son Lee Harvey Oswald-bouc émissaire que de s’assurer de la discrétion du véritable assassin. Il s’agit bien évidemment d’argent, et de confiance. Surtout de confiance : on peut être un tueur professionnel tout en ayant de l’éthique. Pour l’avoir oublié, les commanditaires de l’assassinat de Jean-Pierre Duchesnes, homme d’affaires (dans tous les sens du terme) aux connaissances embarrassantes dans certains dossiers de vente d’armes, apprendront à leurs dépens que le silence d’un homme trahi n’a plus de prix.
Les Fans sans balance
Un vieux saxophone, fabriqué de bric et de broc dans un camp de concentration, refait surface, accompagné d’un cadavre, un de plus. Des êtres perdus, l’amour de la musique et l’amour tout court en ont, pendant ces années plus noires que le noir, sauvé plus d’un et condamné plein d’autres.
La Java des bouseux
Le monde des adultes, vu par les yeux d’un enfant, peut se révéler aussi terrifiant qu’absurde, aussi drôle qu’incompréhensible, surtout quand les « grands » sont tout sauf des enfants de choeur. Et c’est alors un hommage débridé à Charles Williams.
Le Futon de Malte
La différence entre 15 et 13 ? À peine deux unités. Presque rien, pourtant de quoi occuper pas mal de monde, des gendarmes, des journalistes et des policiers, dont Patrick Friedman, alsacien muté à Montpellier mais la tête encore enfumée par les odeurs appétissantes des winstub. Surtout qu’on vient de retrouver, sur une plage languedocienne, le cadavre d’un notaire, nu, sanglé d’une cravate et l’un de ses avantbras scié à la meuleuse. Entre combines immobilières et guéguerres liées au ballon ovale, entre Perpignan, Toulouse et Strasbourg, il va bien falloir trouver l’assassin. Autant chercher une olive dans une choucroute traditionnelle…
Raclée de Verts
« … Le foot me rend malade mais je regarde quand même : c’est comme les fesses, on peut pas s’en empêcher. Je suis un passionné que voulez-vous ; Chaque année, je me tiens au garde-à-vous des grands rendez-vous européens, avec une sourde haine contre les Ritals (l’italien est truqueur), les Rosbifs (jeu engagé mais énervant, on ne sait pas pourquoi) et surtout les Chleuh (au-delà du souvenir de la finale honteuse contre le Bayern Munich, c’est la corporation entière qui dérange : un bon Chleuh est un Chleuh mort). En ce qui concerne les autres pays, ça va - généralement, on gagne… »
Pizza sur la touffe
Quand on est un producteur/réalisateur de films de série Z qui n’osent même pas dire leur nom alors qu’ils utilisent le légume pas vraiment d’une façon culinaire, on est prêt à tout pour convaincre la starlette qui veut devenir une star et le pékin moyen qui, venant de gagner au Loto, cherche à investir. En même temps, on ne se laisse pas impressionner par l’écolo de base qui vient défendre l’intégrité des concombres et autres courgettes… Dans ces conditions, le tournage du chef d’oeuvre ne peut que devenir une scène de crime…
1275 Ares
« On ne déménage pas sans raison, moi-même j’étais venu m’installer dans cet immeuble après avoir vécu des moments difficiles, mais je sentais que ma vie allait reprendre un peu de couleur » C’est peu dire. De difficiles, les jours vont devenir dangereux. La vie va prendre les couleurs de l’Enfer. Et l’immeuble tranquille va se révéler être un château hanté par des réincarnations possibles de Torquemada. Et si l’on pourrait en rire, on peut tout aussi bien en pleurer.
Nadada
Un commissaire qui préfère oublier le monde en dormant, un tueur en série à la recherche de sa maman et un détective amateur en quête d’un papa. Tout est en place pour l’angoisse, le sang et l’horreur. Mais, dans ce trio infernal, intervient un écrivain en puissance, à la poursuite du succès et donc de la gloire. Quelqu’un qui, douleur supplémentaire, insupportable, ne sait pas choisir entre Proust, Flaubert, Alphonse Allais et Vialatte. De quoi frémir grave.
Un Chouette petit blot
Dans l'Hôtel, il y a le personnel, en général originaire de pays, plus au Sud, ensanglantés par la lutte entre le pouvoir et la libération. Il y a les clients, dont des écrivains en goguette, des révolutionnaires en mission secrète et un tueur en chasse. Et il y a une direction cynique ayant accepté que certaines salles servent aussi de centre de rétention pour immigrés sur le départ… Tout ce beau monde, microcosme baroque et absurde des douleurs du monde, se mélange avec fureur, et va transformer cet établissement chic en creuset où couve une nécessaire et salutaire explosion.
La Sirène rousse
Comment le plus beau des cadeaux, aller enfin voir l’éternité, qui est, comme le proférait Rimbaud, la mer mêlée avec le soleil, peut être très difficile et douloureux à offrir… Deux copains ont décidé d’amener leur amie au bord de l’immensité. Et pour ce faire, choisissent, en toute impunité, de devenir, l’espace de quelques heures, des hors-la-loi. Leur coup de tête peut, à tout instant, devenir un coup de sang. Et l’éternité n’est jamais là où l’on croit.
Sans mot dit
Parce qu’une de leurs proches en a trop vu, des êtres venus d’horizons contraires se rencontrent et une drôle de musique s’élève dans leurs coeurs. Tout est désormais affaire d’éthique. Celle du combattant qui pense que c’est sa meilleure arme. Et celle du tueur qui l’empêche de sombrer dans ce qu’il pense être la barbarie. Entre eux, s’agite quelqu’un qui, lui, croit juste à l’amour. La vérité, celle qui lie les individus à leur époque, n’est pas forcément là où l’on croit.
Cocu de Sac
La grande route déserte qui, du Nord au Sud, traverse le continent australien, est le plus sûr chemin menant vers un Enfer de solitude, de chaleur et d’obscurité, peuplé des monstres les plus divers. C’est sur ce possible Achéron que deux jeunes français vont croiser, en la personne d’un salaud en chasse, leur destin. Mais c’est surtout le Mal qu’ils rencontrent, celui qui est tapi dans leur tête, leurs nerfs, leur fausse innocence et leur inconsciente naïveté.
L’Effet Carabin
Comme toutes les religions, la « flambe » a ses démons. Quand, en fin de nuit, on a presque tout perdu et qu’on ne voit pas comment rembourser sa dette, on rentre à pied, en pleine déprime, en pleine descente, et là, tout à coup, le regard s’aiguise, repère et détaille tous ceux, au moins autant dans la panade, qui habitent les tristes petits matins parisiens. Et quand on croise la mort en goguette, on pense, même un court instant, qu’on l’on n’est pas trop à plaindre…
Ça n’arrive qu’aux mourants
Pour marquer leur désapprobation quant à la vente d'armes par un industriel français à un pays d'Afrique, une cellule terroriste d'étudiants organise une action de représailles. Mais rien ne se passe comme prévu... L'étudiant désigné pour agir au nom du groupuscule, en plus de manquer les occasions, fera une rencontre désarmante ... qui le perdra !
Le Tacot d’Elsa Lambiek
Trois étudiants, fêtards chroniques sentant que la période insouciante de leur jeunesse va bientôt s’évanouir dans le travail et le mariage, décident, d’une certaine façon, d’enterrer, lors de leur dernière année de fac, leurs vies de garçons. L’un d’eux choisit, par contradiction, de charmer une étudiante semblant, intel-lectuellement et physiquement, son contraire absolu. Il ne sait pas qu’il met le doigt dans une machine à broyer…
Pour venger mémère
Un tête sans tête qui joue du piano ! Du sang sur le clavier… Des mouches qui bourdonnent autour du sang. Et une vieille dame impotente qui a disparu avec son fauteuil roulant ! Ça vous change des pics d’ozone, de l’Europe qui coince, des délocalisations, de la baisse de la TVA sur les croissants… Surtout quand l’histoire s’en mêle. La récente, peu ragoûtante, et aussi l’ancienne. Car tout ce beau monde est apparemment féru de spiritisme…
La Bannière était en noir
Chassé par l’ennui et le manque de perspectives normands, un jeune homme, neuf, froid, éteint, sans peur mais sans illusion, le contraire d’un Rastignac moderne, débarque à Paris pour participer à un télécrochet. De déboires en jobs pourris, de la jeune Samia, qu’il commence à aimer, à toute une bande de hooligans nazillons qui lui offrent ce qu’ils appellent « la culture », il vaque, regarde, apprend, se bat, souffre, vit à peine, et rencontre son destin.
Le Bar crade de Kaskouille
Il est des cosmogonies imparables. Le rade de X en est une, centre du monde pour toute une sous-humanité qui a la dalle en pente. Chacun a son territoire et la guerre est essentiellement bavarde. Les vannes pleuvent comme des bombes. Ce petit monde désabusé est, un matin, fortement troublé par l’arrivée d’un nouveau client, un tueur, qui va entraîner cette communauté fragile dans une version possible du chaos.
Au pas des raquettes
À vingt ans, Vlad s’était juré que, dès la retraite, il ferait la peau aux enseignants dont il avait subi les violences dans son enfance. La vengeance étant un plat qui se mange froid, en 2008, il raye donc cinq octogénaires des caisses de retraite de la Fonction Publique. Un cancer aux amygdales et la police au train, Vlad fuit au Québec, et apprend qu’un de ses fils vient de mourir, poussé au suicide par Fuchs, un magnat de la finance. N’ayant plus rien à perdre, Vlad, que la haine du capitalisme n’a pas quitté, décide de faire un exemple…
Méfie-toi, fillette
Poussée par son seul désir, Jeanne poursuit le bel Ali jusqu'au coeur d'une bande de terroristes apparemment bien décidés à faire sauter la République. Inconsciente jusqu’au délire, peureuse mais têtue, elle va tenter de sauver sa peau (et celle des autres) dans l'espoir de conquérir celui qu'elle a élu, un matin, en allant à la fac en métro. Un véritable « attentat » à la pudeur.
Comment L.A. ?
Mon gars, je vais te dire?: quand t’arrives chez un client, le plus important, la première chose à faire, c’est de regarder. Bien sûr, tu lui déverses ton baratin : bonjour, monsieur, bonjour, madame, vous avez oublié de payer vos traites, d’alimenter votre compte bancaire, de nous informer de votre changement d’adresse, mais tout ça, tu le dis en mode automatique. Ton cerveau, toute ton attention se concentrent sur ce que tu vois. Comment l’appartement est meublé, est-ce que les huissiers sont déjà passés, tu vois le genre, une table et quatre chaises. Home cinéma, salon tout cuir ou mobilier de bric et de broc. Ah, les photos?! Très important, les photos. Si la gonzesse se met à chialer en t’expliquant qu’elle a du mal à nourrir ses gosses et qu’il n’y a aucune photo de mômes sur le buffet, tu peux être sûr qu’elle est en train de te bananer. Là, tu lui tamponnes « grosse menteuse?» sur le portrait et tu te montres sans pitié…
